La célébration de la Journée Nationale de la Résistance organisée conjointement par les municipalités et le Comité ANACR avait débuté à Favars devant le Square du 27 mai 1943 avec la lecture du message de l'ANACR par Georges Afonso, maire et une intervention de l'ANACR pour rappeler l'importance de la création du CNR et des lois qu'il inspira et notamment la loi sur la Sécurité Sociale de mai 1946. L'hommage aux Résistants était rendu à travers le poème d'Aragon ''Ballade de celui qui chanta dans les supplices'' dit par Lucas.
A St Mexant, Joëlle Bloyer, maire, donnait lecture du message d'Alice Rufo, ministre et insistait sur la nécessité d'être vigilant dans une période extrêmement troublée politiquement en France et dans le monde. L'ANACR rendait hommage aux femmes pour leur rôle dans la Résistance ; comme les hommes elles ont risqué leur vie pour la Liberté. Ce combat pour un idéal était rappelé par le poème ''Liberté'' de Paul Eluard lu par Margot et Martin.
Enfin à Chanteix, à la Stèle de Moulzat, devant plus d'une cinquantaine de personnes (dont de nombreux élu(e)s) et en présence de Raymond Taurisson (fils de Fernand), un hommage émouvant était rendu aux combattants de la Résistance et en particulier à Fernand Taurisson alias ''Jérôme''qui commandait le sous secteur B des FTP au camp de Moulzat (où il était arrivé à la mi 43). Après avoir combattu jusqu'à la libération du département, il s'engagea(comme beaucoup de maquisards) dans le 126ème Régiment reconstitué, partit sur le front de l'Est, rejoignit l'armée de De Lattre de Tassigny. Il fut tué à la tête de ses hommes début avril 1945 lors du démantèlement d'un nid de mitrailleuses SS à Lagensteinbach.
Jean Mouzat, maire de Chanteix rappelait l'impérieuse nécessité de combattre aujourd'hui l'extrême droite et le fascisme en France et ailleurs, en réunissant les démocrates et les républicains comme avaient su le faire les Résistants en particulier ici en moyenne Corrèze.
Les participants étaient invités par l'ANACR à La Boîte en Zinc pour une soirée conviviale, un apéritif dînatoire animé par les choristes des ''Amis de Louise'' venus de Limoges.




Le Comité départemental de l'ANACR vous invite à célébrer la Journée Nationale de la Résistance partout où la cérémonie est organisée notamment :
A TULLE à 11heures au monument Impasse Sylvain Combes
A BRIVE à 18heures 30 Place du 15 août 1944
A USSEL à 18heures Stèle de la Résistance Place Voltaire
A ALLASSAC à 18heures devant le Monument aux Morts
A TREIGNAC à 18 heures devant le Monument Place de la République
A FAVARS 16h30 Square du 27 mai 1943 puis St MEXANT Place du 27 mai 1943 puis
CHANTEIX Stèle de La Résistance à 18heures 30
(Les cérémonies organisées conjointement par les municipalités et le Comité intercommunal ANACR s'enchainent pour permettre à tous d'être présents sur les 3 lieux de mémoire)
Le camp de la Trémouille
Camp de prisonniers allemands après la guerre de 1939/1945
Recensement des prisonniers allemands dans ce camp fin 1944-16 juillet 1947

Composition sociologique des détenus par rapport leur état de service dans l’armée allemande, c’est-à-dire leur origine militaire
Les arrivants au camp passaient par 3 tris qui reposaient sur un critère : La dangerosité des individus.
Premier tri : Recherche des prisonniers ayant servis dans les Waffen SS.
Chaque SS avait son groupe sanguin tatoué sous le bras gauche à hauteur de l’aisselle. C’était leur marque de fabrique. Les prisonniers se présentaient donc torse nu bras levés devant une commission pour un contrôle visuel du tatouage. Les SS étant classés « criminels de guerre », certains avaient gratté leur tatouage pour échapper à ce classement.
Il sera recensé 391 Waffen SS à la Trémouille
Deuxième tri : Recherche des prisonniers ayant servi dans le SR95.
Ce tri était basé sur : des interrogations - des recherches de renseignements – des papiers – des insignes – des écussons sur les uniformes.
Il y avait environ 1300 SR95 en garnison en Corrèze.
La SR95 était un régiment de sécurité de l’armée allemande qui avait 2 missions :
- 1er- Surveillance des voies de communications : Routes- Ponts et viaduc -Voies ferrées-Tunnels-Gares.
- 2ème- Combattre la Résistance clandestine et légale. Dans leurs opérations, ils étaient souvent accompagnés d’agents de la milice française.
Ils sont responsables :
- De l’assassinat des 18 gardes voies à Tulle le 7 juin 1944
- Du massacre des 47 Résistants FTP à Ussel le 10 juin 1944
- Des massacres de Résistants AS à la Besse de Sainte Féréole – au Pont de Lasveyras à Beyssenac.
Il sera recensé 161 SR95 à la Trémouille
Troisième tri : Il concernait les divers. Dans ce groupe, on trouvait : - d’anciens responsables du parti National Socialiste (Nazi), seul parti autorisé en Allemagne de 1933 à 1945 - des officiers de l’armée - des détenus de droit commun.
Il sera recensé 126 prisonniers divers
Le total de ces 3 tris est de 678 prisonniers. Ceux-ci ne sortiront pas ou peu du camp. Ce seront des bâtisseurs et des aménageurs de leur camp de détention. Ce chiffre est enregistré à la date du 16 juillet 1947. Le camp est sur la fin. Il a 2 ans ½ d’existence.
De fin 1944 au 16 juillet 1947 il y a eu 118 décès.
Ces décès sont : des SS – des SR95 – des divers.
En les ajoutant aux 678, cela donne un total de : 796 détenus permanents à la Trémouille
Les SS représentent la majorité avec 391détenus
Les autres prisonniers, 5000 environ, étaient ce que l’on appelle des hommes de rang. Ils travailleront dans les fermes – les communes – les entreprises – les exploitations de bois – les carrières …
Tous ces prisonniers avaient servi à des degrés divers le régime NAZI qui avait pour éthique le racisme et pour pratique l’élimination physique de tout opposant.
Ce camp fut un lieu emblématique de captivité que toutes les guerres génèrent.
Alain Mirat Chameyrat le 21/01/2026 du comité de Saint-Mexant
Sources : Archives Départementales de la Corrèze
Retrouvez dans notre rubrique "Télécharger", un remarquable travail de mémoire et d'histoire des élèves du collège de Merlines.
Télécharger ici : file/2026/Haute_Correze_Terre_de_Resistance.pdf

POUR LE RESPECT DU DROIT INTERNATIONAL
Le 24 Février 2022 dans la nuit, sans déclaration de guerre, la Fédération de Russie, membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU en tant que continuatrice de l’Union soviétique qui en fut fondatrice, agressait sans mandat international l’Ukraine, pays indépendant, avec l’objectif exprimé d’en changer le gouvernement et d’en prendre le contrôle, initiant une guerre qui a depuis déjà fait plus d’un million de victimes.
Moins de quatre ans plus tard, ce 3 janvier 2026, les Etats-Unis d’Amérique, membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, Etat fondateur de l’ONU, ont agressé dans la nuit, sans déclaration de guerre et sans mandat international, le Venezuela avec l’objectif exprimé d’en changer le gouvernement et d’en prendre le contrôle, en premier lieu de ses ressources pétrolières.
Il s’agit là de graves violations des règles du Droit international ; en premier lieu de la Charte des Nations-Unies dont notamment l’alinéa 4 de son article 2 prévoit explicitement que : «Les Membres de l'Organisation s'abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force, soit contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.»
Ces violations se sont multipliées, s’aggravant ces dernières années, notamment au Proche et au Moyen-Orient, leur extension à d’autres régions du monde ne peut qu’accroitre les risques de conflit majeur.
La France est elle aussi membre du Conseil de Sécurité de l’ONU depuis sa création en 1945. A ce titre, elle a une responsabilité particulière dans la défense des principes édictés et des règles mises en place dès la fin de la Seconde Guerre mondiale pour éviter les conflits er résoudre pacifiquement ceux ayant éclaté.
C’est pourquoi l’ANACR demande que notre pays condamne explicitement les violations de la Charte des Nations Unies en œuvre à l’encontre d’Etats souverains, quels qu’en soient leurs auteurs, et exige que soient immédiatement mis un terme à celles en cours.
Paris, le 5 Janvier 2026
L’ANACR
La direction départementale de l'ANACR-19, vous souhaite à Toutes et à Tous, une excellente année 2026, avec l'espoir d'un retour à une paix juste et durable partout dans le monde et dans l'action pour la justice sociale des "Jours Heureux", souhaitée par nos Résistants et Déportés en 1944 .
A l'ouverture, 250 Amis de la Résistance environ sont présents, dont un peu plus de 130 « délégués » avec droit de vote. La Corrèze était représentée par 11 délégués, pour 17 participants, 1ere délégation en nombre, à égalité avec la Dordogne, département organisateur. C'est le 1er congrès qui se déroule sans la présence de Résistant.

Tribune du dimanche 9/11:
de droite à gauche : Bernard Delaunay ; Martine Peters, Vice-Présidente ; Charles Sancier, Libé-PTT ;
Jacques Varin, Secrétaire Général ; Pierre Martin, Président ; Anne-Marie Montaudon, Présidente ; Anne Friant -Mendres ;
Jean-Paul Bedoin, Co-secrétaire Général ; Pierre Chevalier.

Une partie de la délégation Corrézienne le samedi 8/11

Le vendredi matin, lors de la réunion du Bureau National, préparatoire des commissions, Bernard Delaunay s'est vu confier la co-présidence de la commission Mémoire et la rédaction de sa résolution, avec 3 autres membres du Bureau.


L'après-midi, la séance d'ouverture était consacrée à la réception et aux interventions des personnalités invitées : Préfète de la Dordogne, Sénateur, Maire de Périgueux, représentant du Conseil Départemental, Directrice de l'ODACVG … Toutes et Tous remerciant l'ANACR pour son travail de mémoire et d'histoire, en particulier en direction des jeunes et nous assurant de leur soutien et de leur encouragement à poursuivre cette mission civique.
A suivi la longue présentation du rapport introductif par le secrétaire général Jacques Varin : rappels historiques, missions nationales et internationales de l'ANACR, lutte contre l'extrême-droite fascisante, la xénophobie, le racisme, l'antisémitisme, dénonciation des guerres et appel à une véritable efficacité de l'ONU pour résoudre ces conflits et condamner leurs responsables... autant de sujets qui seront abordés le samedi matin à la commission d'orientation, à laquelle 7 de nos délégués vont participer, 4 autres participant à la commission Mémoire. Pendant ce temps, nos « accompagnants » ont participé à la sortie touristique de la journée à Périgueux.
Samedi après-midi, une petite délégation du congrès, conduite par Jean-Paul Bedoin, s'est rendue pour un hommage, au monument du « Mur des fusillés » de Périgueux avec le drapeau du comité intercommunal de Saint-Mexant, puis elle a rejoint la séance plénière. Celle-ci a donné lieu à une discussion débridée sur tous les thèmes du rapport, et à quelques tensions entre des représentants du comité du Lot et Garonne et la Direction nationale, à propos de la gestion du Domaine de Ferrié à Penne d'Agenais, propriété de l'ANACR- donc de tous les adhérents- mais revendiquée par des dirigeants de ce comité.
Un compte-rendu de cette séance aurait dû être rédigé le soir même, mais des problèmes de santé ne l'ont pas permis et dimanche matin, après rappel des principaux points, approuvés majoritairement en séance plénière, Jacques Varin a reporté sa publication dans le prochain journal national consacré essentiellement au Congrès.
Nous avons salué avec émotion, les brèves interventions de notre présidente nationale Anne-Marie Montaudon et de son homologue Pierre Martin, tous deux affectés par des problèmes de santé.
Les organes de direction : Conseil National et Bureau National, ont été élus à une très forte majorité, 7 ou 8 voix contre et une dizaine d'abstentions, sur plus de 130 votants. ( Nos élus corréziens au Conseil national : Jean-Pierre Bort, Marie Lapacherie, Odile et Bernard Delaunay; au Bureau National, Bernard Delaunay).
La journée s'est terminée par le traditionnel repas convivial, animé par la chorale « Les Amis de Louise ».
Un congrès porteur de nuages gris au regard de la baisse de nos effectifs et de ses conséquences sur les finances et l'activité, mais aussi d'espoirs sur la pérennité de l'ANACR, par l'engagement de « jeunes » de plusieurs comités, bien décidés à s'appuyer sur une communication plus dynamique entre les comités départementaux et locaux, et à apporter un soutien à la direction nationale et à son journal.
Merci à Jean-Paul Bedoin et son équipe du comité de Dordogne pour l'organisation de ce congrès.
Les textes des interventions, rapports, résolutions, seront publiés dans le journal national et sur notre site internet « anacr-corrèze ».