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Nouvelles

Direction des Services départementaux de l’Education Nationale de la Corrèze

CONCOURS DEPARTEMENTAL

de la RESISTANCE et de la DEPORTATION 2020

1er degré

Thème du concours national 2019-2020

« 1940, entrer en Résistance, comprendre, refuser, résister ».

Sujet adapté aux classes des écoles primaires

Pour tous les Corréziens comme pour tous les Français, 1940, c'est la défaite de l'armée française. Pour certains, c'est l'exode et la fuite. Pour tous, c'est le début de l'occupation allemande du nord et de l'ouest de la France, la prise du pouvoir par le Maréchal Pétain et son gouvernement de Vichy, qui met fin à la République. Pour d'autres, et ils sont encore très peu nombreux en 1940, c'est l'entrée en Résistance.

Illustrez, par un travail individuel ou collectif, à l'aide de vos lectures, d'archives, de témoignages, qui étaient ces premiers Résistants, quelles étaient les raisons de leur engagement, quelles ont été leurs premières actions de Résistance ?

Pour ce faire, vous utiliserez les moyens qui vous semblent les plus adaptés : écriture, dessin, peinture, découpages, collages , réalisation d'objets ...

Consignes :

Les professeurs des écoles volontaires devront se faire connaître dès que possible à la Direction des Services de l’Education Nationale de la Corrèze –division des Ecoles et des Etablissements, au plus tard en janvier 2020.

Des références documentaires seront communiquées à ceux qui le souhaiteraient en s’adressant aux personnes ci-dessous.

Les modalités de réalisation des travaux sont laissées à l’appréciation des enseignants.

Ces travaux doivent parvenir à la Direction des Services départementaux de l’Education Nationale de la Corrèze – division des Ecoles et des Etablissements, pour le 17 avril 2020.

Renseigner sur une feuille détachée: école, nom, prénom, classe , niveau des candidats .

Un document d'accompagnement, devra permettre au jury, d'apprécier l'implication des élèves dans la réalisation des travaux.

Le jury, composé des Inspecteurs de l’Education Nationale (IEN) des secteurs concernés et des responsables locaux et départementaux de l’ANACR, délibèrera et classera les travaux selon les critères suivants :

1) Pertinence, respect du sujet proposé

2) Contenu du message

3) Qualité de la rédaction, du graphisme, originalité.

4) Qualité de la présentation générale

Les résultats seront communiqués aux enseignants par la Direction Académique pour une remise des prix aux lauréats dans chaque école participante, en présence de représentants du jury, de Madame ou Monsieur le Maire de la commune, des parents d’élèves, des autorités locales ou départementales invitées.

La date de remise des prix sera fixée en accord avec l’enseignant, l’I.E.N et l’ANACR qui diffusera l’information aux élus.

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Pour tout complément d’information, veuillez contacter

Direction des Services : Division des Ecoles et des Etablissements

* Isabelle FULMINET isabelle.fulminet[AT]ac-limoges.fr 05 55 20 55 09

* Catherine LACHESNAIS catherine.lachesnais[AT]ac-limoges.fr

Référents de l’ANACR pour les différents secteurs et nouveaux cantons du département :

* Brive-Basse Corrèze

Cantons de Brive, Malemort, Midi-Corrèzien, Argentat, Saint-Pantaléon-de-Larche

- Bernard Delaunay. 05.55.23.51.38 odiber.delaunay[AT]orange.fr

- Rosette RIGON-GOUFFAULT. 05.55.87.28.80 rc.rigon.gouffault[AT]orange.fr

- François BRETIN. 05.55.28.80.59 francoisbretin19[AT]orange.fr

Allassac-Yssandonnais

- Geneviève MAURY. 05.55.25.85.68 sege.maury[AT]wanadoo.fr

- Yves PONTHIER 05.55.25.46.74 yves.ponthier[AT]sfr.fr

* Tulle –Moyenne Corrèze

Tulle, Naves, Sainte Fortunade, Seilhac, Monédières, Uzerche

- Michel TRESALLET 05.55.20.01.62 michel.tresallet[AT]sfr.fr

- Michel AGNOUX 05.55.21.61.67 mich.agnoux[AT]orange.fr

- Roger LISSAC 05.55.21.68.14 roger.lissac[AT]orange.fr

- Jean-Pierre BORT 05.55.98.25.47 jpbort52[AT]gmail.com

- Christiane et J-Pierre COMBE 05.55.29.28.67 ma.chri.combe[AT]orange.fr

*Ussel- Haute Corrèze

Plateau de Millevaches, Egletons

- Jacques CHASTAGNOL 05.55.94.00.10 jqechastagnol[AT]gmail.com

- François REMOND 05.55.94.24.82 fg.remond[AT]hotmail.fr

Ussel, Haute Dordogne

- Fernande BANGUET 0555962404

- Marie-Jo PIVIER 05.55.72.84.71 mariejo.pivier[AT]free.fr

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Quelques pistes de travail .

Le thème invite à la réflexion sur l'état d'esprit et la volonté d'action des primo-résistants, très peu nombreux, qui dès l'armistice de juin 1940 et dans les mois qui ont suivi, ont eu la clairvoyance de « comprendre » que nos valeurs républicaines étaient abandonnées par Pétain, de refuser la défaite militaire et la « Révolution nationale » de « l'Etat Français », de « faire quelque chose » pour montrer leur opposition aux réquisitions, au rationnement, à la privation de libertés, à la xénophobie et l'antisémitisme, à la « collaboration » avec l'Allemagne nazie.

Il conviendra de faire référence, pour ces primo-résistants, aux notions de citoyenneté, de civisme, de droits humains, d'hospitalité, se solidarité, de libertés individuelles et collectives héritées de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, et d'engagements politiques, syndicaux, philosophiques, religieux, antérieurs à 1940. ( vote de 80 parlementaires contre les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940, manifestation des étudiants et lycéens à Paris le 11 novembre 1940...)

Attention à ne pas confondre ni opposer ou établir une hiérarchie entre les deux formes essentielles de résistance que sont « les Forces Françaises Libres» et la « Résistance intérieure ».

Rappelons que l'appel du Général De Gaulle le 18 juin 1940, s'adresse aux militaires qui viennent de connaître la défaite et aux volontaires de métropole et des colonies qui souhaitent continuer le combat à ses côtés : hors de France, ce sera pour la plupart d'entre eux, dans le cadre d'une armée « traditionnelle », composée d'hommes jeunes, valides, aptes à manier les armes, disciplinés, connaissant des périodes d'opérations militaires aux côtés des Alliés. Ils vont peu à peu se structurer, sur terre (Forces Françaises Libres -FFL) , sur mer (Forces Navales Françaises Libres-FNFL) ou dans les airs (Forces Aériennes Françaises Libres-FAFL) . Comme pour toutes les armées, il ne s'agit pas seulement de résister, mais aussi de défendre ou reconquérir un territoire, attaquer, se battre avec du matériel militaire comparable à celui de l'adversaire : infanterie, artillerie, véhicules blindés, aviation, marine, avec pour De Gaulle l'objectif de libérer le territoire avec cette armée « régulière » et d'y rétablir une république démocratique et indépendante. Pour Pétain, De Gaulle est un déserteur (dégradé et condamné à mort) et ses partisans de la « France Libre », dont certains effectuent des missions en France, sont dès lors soumis aux mêmes conditions que les Résistants de l'intérieur et considérés comme des hors la loi par l'Etat Français.

Quant-à la Résistance intérieure, elle est spontanée, individuelle ou collective, née de sentiments ou d'engagements personnels (évoqués plus haut), sans perspectives clairement énoncées au début sur l'après libération, elle devra rester clandestine pendant 4 ans . A l'époque, elle est « hors normes », tout est à inventer, dans un environnement pétainiste , majoritairement hostile ou « indifférent » en 1940, aux hors la loi que sont les communistes, les gaullistes, les juifs, les étrangers...Elle compte des adultes, tous volontaires, venus de milieux sociaux très divers, mais aussi au quotidien des vieillards, des femmes, des enfants ; elle mène des actions de natures différentes de celles d'une armée régulière. Les risques pris sont permanents, tant pour les clandestins que pour les « légaux », face à la répression des forces du « maintien de l'ordre » de Vichy et de l'armée allemande dans les zones occupées jusqu'en novembre 1942 : arrestations, internement, déportation, exécution...

Au début, très peu disposent d'armes et envisagent de s'en servir dans l'immédiat (armes de chasse, ou armes légères cachées par des militaires), les graffitis sur les murs , les imprimeries clandestines et distributions de tracts sont leurs premières « armes » (la presse et les rapports de gendarmerie de l'époque en rendent compte) pour contrer la propagande vichyste et nazie, faire connaître leur existence clandestine pour donner de l'espoir.

En 1940, cette résistance n'est pas encore organisée au plan national ou régional, on se débrouille à l'échelle locale pour tisser quelques réseaux de solidarité, de renseignement, en faisant fi des dangers, avec pour beaucoup, l'insouciance de la jeunesse.

Ce thème doit être l'occasion de rendre hommage à ces pionniers de la Résistance, dont beaucoup ne connaîtront pas la joie de la Libération.(exemples de primo-résistants en Corrèze : les parlementaires Labrousse et Jaubert, Edmond Michelet, Germain Auboiroux, Gaston Hillaire, Robert Delord, Léon Lanot, Clément Rambaud, Georges Gingouin... voir les publications historiques et les archives)

Il doit aussi être une formidable leçon de citoyenneté, de prise de responsabilité, de questionnement sur soi-même face à la résurgence des propagandes nationalistes, racistes, xénophobes, des violences et des actes terroristes qui remettent en cause nos valeurs démocratiques et humanistes si chèrement rétablies par les Résistants.

Le cahier spécial-concours du Patriote Résistant de novembre 2019 peut être utilement consulté : édité par la FNDIRP 10 rue Leroux, 75116 Paris, prix 0,50€.

BD