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UNE IGNOBLE PROFANATION - le 17/12/2021 @ 16:40 par JeandePeyrat

UNE IGNOBLE PROFANATION


Le Mont-Valérien est un haut-lieu de notre mémoire nationale. 

C’est dans son Mémorial que sont inhumés 16 «Morts pour la France»  lors de la Seconde Guerre mondiale : soldats de 1940 tués à l’ennemi, Français et coloniaux, combattants de la France Libre métropolitains et des colonies, Résistants de l’Intérieur, combattants de l’Armée d’Italie et de la 1ère Armée de la Libération, prisonniers assassinés par les Allemands et les Japonais ; parmi eux deux femmes, deux Compagnons de la Libération. Un troisième, le dernier des Compagnons, Hubert Germain, 17ème inhumé dans la crypte, y étant entré le 11 novembre dernier.

Attenante au Mémorial, la «Clairière des fusillés» fut le lieu de martyre de plus de 1000 otages et Résistants, assassinés là de mars 1941 à août 1944 par les nazis et dont les noms sont inscrits sur le monument commémoratif.

C’est ce haut-lieu de notre mémoire nationale qui a été profané dans la nuit du 13 décembre par une inscription qui ne serait d’abord qu’imbécile si elle n’avait été apposée que sur un anonyme mur mais qui, au Mont-Valérien, prend un caractère ignoble, l’utilisation de la graphie nazie des deux lettres SS finales soulignant par ce fait la filiation idéologique de ses auteurs.

Cette profanation vient hélas après d’autres, telle celle que connut le Mémorial d’Oradour-sur-Glane le 22 aout 2020.

Tout naturellement les auteurs de ces profanations que l’ANACR, heureusement aux côtés de bien d’autres, condamne, doivent être recherchés et, s’ils sont identifiés, sévèrement punis.

Mais de tels méfaits s’inscrivent à la fois dans une méconnaissance de ce que fut le fascisme dans l’entre-deux guerres et pendant la Seconde Guerre mondiale, avec ses crimes inhérents, mais aussi dans une résurgence croissante de propos tenus en toute connaissance de cause de manière contemporaine par ses héritiers, avoués ou inavoués, notamment par des discours xénophobes et antidémocratiques qui se diffusent largement.

Cela souligne ô combien la transmission de la mémoire de ce que furent la réalité du fascisme au pouvoir et le combat que menèrent contre lui les antifascistes, tels les Résistants, s’inscrit pleinement dans le combat démocratique. C’est le combat de l’Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance (ANACR).

                                                                                                                 Le 14 décembre 2021
L’ANACR-Corrèze


MESSAGE POUR LA JOURNEE NATIONALE DE LA RESISTANCE 2021 - le 18/05/2021 @ 10:20 par JeandePeyrat


HOMMAGE A DANIEL CORDIER - le 22/11/2020 @ 14:00 par JeandePeyrat

C’est avec une profonde émotion et une grande tristesse que nous avons appris la disparition ce 20 novembre de Daniel Cordier, Compagnon de la Libération, qui fut le secrétaire de Jean Moulin de juillet 1942 à son arrestation le 21 juin 1943. Et auquel «Max» accorda toute sa confiance, sur lequel il s’appuya dans cette période cruciale pour la Résistance que fut celle de la mise en place, non sans difficultés, d’un Conseil National de la Résistance ; dont la première réunion – à la préparation et sécurisation de laquelle il prit physiquement part – se tint le 27 mai 1943 à Paris.

Daniel Cordier, ce fut, jusqu’à ses derniers jours, l’homme de la fidélité à la mémoire de Jean Moulin, dont il devint, en historien rigoureux, le narrateur magistral de la vie et de l’action, en en restituant les valeurs qui l’habitèrent et le motivèrent, le rôle majeur qui fut le sien.

Daniel Cordier, ce fut aussi le symbole de cette diversité des raisons d’engagement qui conduisirent des femmes et des hommes, des jeunes et des bien moins jeunes, venus d’horizons philosophiques et de milieux sociologiques différents, à entrer en résistance, à rejoindre la Résistance. Laquelle, au fil des mois et des années, dans les rangs de la France libre et dans la clandestinité sur le sol national, des débuts de l’Occupation à la Libération, fit, et pour sa vie entière, du jeune maurrassien de droite extrême qu’il était en 1940 un Républicain, défenseur des valeurs de solidarité, d’humanisme et de démocratie qu’exprima, publié le 15 mars 1944, le Programme du Conseil National de la Résistance.

Une grande voix de la Résistance s’est éteinte ce 20 novembre, mais son écho, porté par ses nombreux livres, ses centaines d’entretiens écrits et audiovisuels, continuera longtemps d’être audible. L’ANACR, qui s’incline avec respect devant la mémoire de Daniel Cordier, s’en fera le relais vers les jeunes générations.

Paris, le 20 novembre 2020

Le Bureau National de l’ANACR


communique anacr Corrèze 22 octobre 2020 Samuel Paty - le 23/10/2020 @ 17:44 par JeandePeyrat


L'APHG est en deuil, elle tient à exprimer toute sa compassion et sa solidarité à la famille de notre collègue Samuel Paty, sauvagement assassiné le 16 octobre 2020 par un fanatique « islamiste » à la sortie de son collège : il est  mort pour avoir seulement exercé consciencieusement son métier d'enseignant.

Les professeurs d'histoire géographie sont sidérés face à cette barbarie, véritable attaque contre notre démocratie, nos valeurs de liberté d'expression, de laïcité, de tolérance, de civisme, enseignés dans le cadre des programmes de l'Education nationale.

L'APHG appelle tous les membres de la communauté éducative qui participent, chacun à leur place, à la formation des futurs citoyens, à se montrer d'une solidarité sans faille, à ne pas se laisser impressionner et ne pas s'appliquer une autocensure souhaitée par ces fanatiques. Leur vocabulaire antidémocratique, est le même que ceux du fascisme et du nazisme de tristes mémoires.

Elle appelle les parents d'élèves à se montrer vigilants face aux risques d'endoctrinement de leurs enfants, d'appels mensongers à la violence ou au refus de l'autorité de représentants de la République.

Elle demande le soutien réel de la hiérarchie de l'Education nationale, aux professeurs qui sont en première ligne dans cette « guerre » idéologique imposée par l'islamisme radical, une tolérance zéro envers les atteintes à la liberté pédagogique des enseignants, les appels au crime, les menaces, insultes ou autres incivilités dont ils sont l'objet, dans ou en dehors de leurs classes et sur les réseaux sociaux, les refus de certains cours d'Histoire, mais aussi de Français, de Philosophie, de Sciences de la Vie et de la Terre, les dispenses d'Education physique et sportive...

L'éducation civique, la connaissance de l'Histoire, sont des piliers de notre enseignement républicain, indispensables à nos élèves pour se construire une citoyenneté éclairée, gage de la cohésion nationale et du respect de nos institutions et de nos lois.

L'APHG souhaite que l'Etat protège ses serviteurs, par des mesures administratives, législatives et judiciaires à la mesure de l'enjeu de défense de notre démocratie républicaine. Celle-ci est un patrimoine inaliénable du « pays des droits de l'Homme », bâti par des générations de Français et d'immigrés ayant choisi la nationalité française, quelles que soient leurs convictions religieuses ou philosophiques, mais tous épris de liberté.

Nous n'abandonnerons rien de notre mission : l'obscurantisme d'un autre âge, la violence et la haine ne passeront pas. Liberté, égalité, fraternité, laïcité !

Bernard Delaunay, Professeur d'Histoire-Géographie honoraire, représentant l'APHG à la commission Mémoire de l'Office départemental des anciens combattants et victimes de guerre (ODAC-VG).